Partir au pair en Australie: découvrez le témoignage d’Alizée

Je m’appelle Alizée, j’ai 21 ans et de Juin à Août 2017, je suis partie en tant que fille au pair à Tom Price, petite ville d’Australie Occidentale.

Pourquoi partir faire jeune au pair ?

Après ma Licence 1 en Langues Etrangères Appliquées, j’avais envie de voyager, n’ayant jamais eu l’opportunité de le faire avant. J’avais aussi à cœur de progresser ou du moins de ne pas perdre tout mon anglais pendant l’été, langue que j’utilise tous les jours dans mes études.

En étant à l’Université, je terminais mon année assez tôt (mi mai) mais je ne voulais pas « sacrifier » une année entière à partir. Je ne m’en sentais pas encore prête, je n’avais que 19 ans et il s’agissait de mon premier voyage.

Je ne savais donc pas du tout de ce que je pouvais faire, l’idée étant de voyager seule et à moindre frais. Je me suis renseignée sur internet et la solution de partir en tant que fille au pair est apparue.

Les démarches ont-elles été compliquées ?

Partir pour plusieurs mois à l’international ne s’improvise pas. Avec le recul, j’ai fait les choses un peu trop à la dernière minute, je recommande quand même de s’y préparer plusieurs mois à l’avance. Je n’ai pas trouvé que les démarches représentaient un casse-tête, moi qui déteste pourtant tout ce qui est administratif.

Je n’avais pas le budget de passer par une agence spécialisée, qui m’aurait aidée à trouver une famille et m’aurait épaulée dans mes démarches quelles qu’elles soient. J’ai donc tout fait de moi-même et je trouvais ça aussi rassurant de pouvoir « choisir » la famille qui nous correspondait le mieux sans avoir une certaine obligation ou pression d’accepter quoi que ce soit. Je suis donc allée sur le site aupairworld.com, et c’est ici que j’ai pu trouver ma famille d’accueil australienne.

C’est très simple d’utilisation, le site fonctionne un peu comme un site de rencontre. Il faut d’abord remplir un profil où l’on se présente aux familles (situation, niveau en langues, expérience avec les enfants, motivations…) et ensuite on lance la recherche. On renseigne le nombre d’enfants que l’on souhaite garder, la tranche d’âge, le pays où l’on souhaite aller et la durée de notre séjour. En fonction de ces critères, on obtient une correspondance avec des familles.

Après avoir « matché » avec une famille, il est très important de beaucoup échanger avec elle (Skype) avant de s’engager dans quoi que ce soit. Il faut être sûr(e) de pouvoir s’adapter au rythme de la famille, de partager ses valeurs et son mode de vie. On ne part pas faire l’éducation des enfants des autres mais soulager les parents dans leur quotidien tout en étant membre de la famille à part entière.

Pour partir être jeune au pair en Australie, il est nécessaire de faire la demande d’un VISA Vacances et Travail (Working Holiday VISA) qui permet de travailler, d’étudier et de faire du tourisme. Il est valable un an après votre arrivée sur le territoire australien. L’obtention de ce VISA est presque assurée et très rapide car la demande se fait en ligne et il n’y a aucun quota d’instaurer. Un passeport valable est bien évidemment nécessaire pour faire la demande du VISA.

Enfin, le permis international est obligatoire en Australie. Il est gratuit et peut être fait à la préfecture de votre département. Attention cependant au délai d’obtention qui peut être assez long… Et soyez prêt(e) à conduire à gauche avec le volant à droite !

Pensez à aller voir votre médecin avant votre départ. Cela peut être utile de faire un petit bilan de santé, de vérifier si tous les vaccins sont à jour etc. Il saura aussi répondre à vos interrogations sur les risques possibles (allergies, piqûres ou morsures, coups de soleil…)

Mon top 3 des avantages à partir en tant que fille au pair

  • La possibilité de voir du pays avec la famille. En trois mois, je suis partie 10 jours en vacances le long du récif de Ningaloo en camping sauvage sans électricité ni eau courante. J’ai aussi passé un weekend à Port Headland et je ne compte plus les weekends camping en caravane dans le parc national de Karijini. A mon départ, j’ai aussi l’opportunité de passer quelques jours à Perth, en étant hébergée chez des proches de ma famille d’accueil.

 

  • Les activités extérieures. J’ai eu la chance d’habiter tout près du parc national de Karijini où je passais la plupart de mes temps libres, à explorer les différentes gorges et à faire du canyoning (escalader des falaises, faire du « tubing » dans les gorges…). J’ai aussi fait du « snorkeling » (nager avec un masque et un tuba) dans le corail du récif de Ningaloo. J’avais l’impression d’être dans un aquarium géant où je pouvais observer au plus près des poissons magnifiques. J’ai pu voir des paysages magnifiques, des espaces très vastes et si différent. Le pays est tellement grand (17 fois la taille de la France) qu’il regorge de richesses naturelles très différentes les unes des autres. L’Australie possède une faune et une flore impressionnante.

 

  • La découverte de la culture et de l’histoire australienne. J’étais en Australie Occidentale, où l’héritage aborigène est très présent. J’ai pu apprendre beaucoup de choses à ce sujet mais aussi au niveau de la gastronomie locale (j’ai mangé des steaks de kangourous au barbecue et des brochettes de crocodile) et de la langue. L’accent australien est tellement différent de l’anglais très scolaire que l’on apprend en France. Les premiers jours étaient d’ailleurs compliqués, je me demandais où étaient passées mes compétences en anglais !

Bonus : toutes les rencontres que j’ai pu faire pendant mon séjour. Impossible d’oublier toutes les personnes rencontrées lors de ces quelques mois et qui ont chacune à leur façon apporté un petit quelque chose en plus à mon aventure.

Le bilan de cette aventure

Cette expérience m’a beaucoup appris, j’ai énormément gagné en maturité. A mon retour, je me sentais plus responsable et plus en confiance. Partir seule à l’autre bout du monde pendant trois mois peut sembler comme une épreuve à première vue, mais avec le recul je me suis rendue compte qu’il fallait juste oser, qu’il n’y avait rien d’insurmontable tant que la volonté était là.

Avec ce séjour j’ai attrapé le virus du voyage et j’ai désormais toujours envie de bouger, de découvrir de nouvelles choses, de visiter de nouveaux pays…

Le retour à la vie « normale » a cependant été un peu compliqué. J’ai fait ma rentrée quelques jours seulement après avoir atterri et j’ai eu du mal à bien me remettre dedans. Passer de la brousse australienne au Limousin est quelque peu dépaysant mais on se réadapte très vite !