Journée mondiale des mobilités et de l’accessibilité : Que fait l’UE?

Créée en 2011, la journée mondiale des mobilités et de l’accessibilité a désormais lieu tous les 30 avril. Elle permet de mettre en lumière la situation des personnes à mobilité réduite et tous les efforts qui sont encore à faire au niveau de leur accessibilité dans certains endroits. Aujourd’hui, il est important de rappeler le rôle de l’Europe et ses actions effectuées dans ce domaine.

C’est en 2001 que les choses commencent à changer concernant l’accessibilité des personnes en situation de handicap. Le Parlement Européen adopte un programme de lutte contre la discrimination et encourage la mise en œuvre de mesures concrètes pour combattre les inégalités, notamment en reconnaissant le fait que de ne pas procéder à des «aménagements raisonnables» sur le lieu de travail peut constituer une forme de discrimination.

Dans la continuité de ses premières actions, l’Union Européenne a publié un nouveau plan, qui s’étend de 2010 à 2020, en faveur des personnes handicapées afin de leur permettre de jouir pleinement de leurs droits et d’être totalement acteurs dans la société. L’UE fait aussi partie des 161 pays signataires de la Convention relative aux droits des personnes handicapées qui est une convention internationale ayant pour but de « promouvoir, protéger et assurer la dignité, l’égalité devant la loi, les droits humains et les libertés fondamentales des personnes avec des handicaps en tous genres ».

Des exemples d’actions qui facilitent le quotidien des personnes à mobilité réduite

Par rapport aux transports, les États membres de l’UE adoptent en 2001 (après 9 ans de discussion), une loi obligeant les constructeurs de bus à prévoir l’accès aux personnes à mobilité réduite.

Concernant la mobilité à l’étranger, un projet de carte européenne du handicap est actuellement testé dans huit États membres avec pour but de permettre aux personnes handicapées de voyager plus facilement. Aussi, le programme Erasmus+, permettant aux étudiants de réaliser des stages ou des séjours d’études en Europe, favorisent la mobilité des étudiants handicapés.

Le Parlement insiste aussi sur le fait que les personnes handicapées devraient avoir un accès équitable à toutes les installations sportives. Il demande ainsi aux États membres à installer des programmes sportifs pour les personnes en situation de handicap dans les établissements scolaires mais aussi universitaires.

Enfin, pour encourager les villes à améliorer leur accessibilité, la Commission Européenne a mis en place des récompenses annuelles aux villes les plus accessibles.